Soprano enchante un stade Vélodrome à guichets fermés

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Le rappeur français a rassemblé 55 000 personnes au stade Vélodrome à l’occasion d’un concert historique.

C’est une question de frissons : «Cela met les poils», raconte Soprano, impressionné par la foule venu l’applaudir et montrant son avant-bras. L’artiste aime jouer sur l’émotion avec son public. Et avec une ville toute entière. Ce samedi soir, le rappeur marseillais a marqué l’histoire de la cité phocéenne en remplissant l’enceinte mythique du stade Vélodrome, l’antre de l’OM. Le premier artiste français à réaliser une telle performance après le taulier Johnny Halliday.

«Qui aurait dit qu’un petit des quartiers nord remplirait le stade Vélodrome ?», s’émouvait en coulisses l’artiste, devenu une des personnalités les plus populaires de France. «Je me demande si Johnny s’était autant pris la tête sur les invitations», s’amusait Zak, le petit frère de Soprano dans les entrailles du stade avant le concert, vers 19 heures. Pendant ce temps là, dehors la foule commence à entrer, montant les marches déjà mythiques d’un stade Vélodrome flambant neuf.

Aujourd’hui, Soprano, le minot élevé dans le quartier populaire du plan d’Aou joue à domicile. Ce sacre est d’abord une performance hors du commun. Le show de plus de deux heures trente retransmis en différé de quelques minutes sur TMC et la radio spécialisée Skyrock affiche complet depuis la veille. Pari fou et réussi. Près de 55 000 tickets sont partis comme des petits pains. L’équivalent d’un disque d’or en une soirée.
«On est venus de Lorraine exprès»

Il est 19h38 quand la première rumeur des quelques milliers de personnes gronde à faire trembler les gradins. Dj Carlton lance la première partie au son de Jump», le morceau mythique d’entrée de l’équipe de l’OM sur le terrain les soirs de matchs. «Marseille c’est Soprano», lance-t-Il à une foule familiale déjà plus que chaude. Jamais un artiste n’aura autant fait corps avec une ville. Est-ce utile de le préciser ? Il est le premier marseillais à remplir l’enceinte. Lui, le petit gamin jovial, d’origine comorienne incarne le métissage de la cité phocéenne qui est née il y a 2600 ans et s’est construite par des vagues d’immigration.

«Mais il est trop grand ce stade, il est encore plus haut que les immeubles, s’émerveille la petite Julie qui a reçu sa place comme cadeau d’anniversaire». «Il est tout simplement immense», résume Mathilde, la trentaine sémillante. Ce soir, c’est une communion marseillaise qui s’opère. «Qui saute pas n’est pas Marseillais ?», lance-t-il pour rappeler l’histoire footballistique du lieu. «Depuis tout petit on écoute les Psy4 de la rime, on est venu de Lorraine exprès, on a fait ce voyage car on ne trouvera nulle part ailleurs cette ambiance», expliquent Tatiana et Jeremy, 21 ans et 28 ans, habitués du stade car supporters de l’OM.

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