Projets d’Avenir en Côte d’Ivoire : Jean-Charles Adom Présente Christal Group

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Interview avec Jean-Charles Adom, Directeur Général de Christal Group

Quelle est la situation des agences de communication après la crise qu’a connue la Côte d’Ivoire ?

La crise a sérieusement impacté le secteur de la communication. Certaines agences ont fermé. Mais aujourd’hui, les agences de communication se portent mieux. Avec la relance économique initiée par le Président Alassane Ouattara, de grands groupes se sont installés en Côte d’Ivoire. Ces groupes ont eu donc besoin d’agences-conseils nationales et internationales pour embellir leur image. D’où l’essor que connait ce secteur depuis plus de trois ans.

Quelles sont les différentes activités de Christal Group ?

Dans trois ans, Christal Group va positionner ses entreprises comme les meilleures entreprises dans leurs domaines d’activité. Nous appelons les business angels et les partenaires à prendre des actions parce qu’elles connaitront, sans doute, une hausse très bientôt.

Christal Group a une activité principale qui est la prise de participation et le conseil aux entreprises. C’est cette mission qui a permis au groupe de prendre des participations dans différentes sociétés dont leaderS Group, la régie publicitaire et de communication YHWH.Com, la radio CNEWS FM, et GME CI (Général Mécanique Expertise Côte d’Ivoire) qui est une entreprise d’import-export. Christal Group a une diversité d’activités qui lui permet de rester stable.

Quelle est votre particularité en tant qu’agence ?

Nous faisons du marketing politique. Nous faisons également des projets clés en main que nous proposons aux entités institutionnelles et privées en vue de donner un coup d’accélérateur à leurs différents programmes. Nous avons aussi des projets de villes intelligentes (smart cities) que nous proposons aux collectivités territoriales.

C’est quoi le concept de la ville intelligente ?

C’est un concept qui se développe dans les grandes villes. La smart city vise, via un système internet, à faciliter la vie des habitants d’une commune.

Concrètement, quels sont les moyens que vous utilisez pour pouvoir rendre une ville intelligente ?

La première étape consistera à installer les infrastructures. Nous mettrons le wifi dans certains endroits de la commune. Après cela, les citoyens pourront communiquer plus vite via internet. Il y aura, à ce moment-là, un pôle d’activités qui va se créer autour de la zone. La ville devient plus performante. Par exemple, pour avoir un extrait de naissance, les citoyens n’auront plus besoin de se déplacer. Ils pourront être à la maison et faire la demande via internet.

Vous avez un projet de ce genre avec la mairie de Cocody. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Avec cette mairie, nous sommes à une étape très avancée. Nous sommes en train de répertorier les zones d’affluence et les différents points-relais que nous allons utiliser pour le projet.

Vous avez un autre projet, celui des villes vertes en complément à la ville intelligente. De quoi s’agit-il ?

La ville verte que nous proposons aux collectivités va permettre d’optimiser l’utilisation des ressources. Le parc automobile est vieillissant et par conséquent crée des déchets. Nous voulons rajeunir le parc auto. Le projet s’appelle « Cocody Cité Verte, Puits de Carbone ». C’est un projet majeur pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique parce qu’il va permettre la séquestration du carbone. Nous avons des partenaires qui ont expérimenté ce type de projets. Nous les approchons pour être plus efficace parce que ce sont des projets qui existent dans des villes développées.

Pouvez-vous nous parler du projet VIH SIDA que vous avez piloté avec une ONG américaine ?

C’est un projet institutionnel que l’une de nos agences exécute avec une ONG américaine. Elle concerne le dépistage du virus du SIDA. A travers des animations dans différentes communes, des sms push sur le VIH SIDA, nous éduquons les populations au dépistage. Nous leur expliquons que l’on peut vivre longtemps avec le virus quand on le détecte tôt. C’est une communication pluridimensionnelle de masse que nous avons initié. Elle a permis de quantifier les résultats.

Vous faites également de l’import-export. Pouvez-vous en dire plus sur ce domaine ?

Le parc automobile ivoirien est vieillissant. Nous proposons une solution à des constructeurs de mettre à disposition de nos villes des véhicules neufs à des coûts réduits. Nous ferons un appel d’offre. Le parc auto ivoirien tourne autour d’un million de véhicules qui ont un âge compris entre 12 et 13 ans. C’est un énorme marché.

Il y a des grands groupes en Côte d’Ivoire qui importent des véhicules neufs. Qu’allez-vous faire de différent ?

Nous cherchons des partenaires surtout pour les véhicules de transport. Aujourd’hui, les concessionnaires ne sont pas accessibles pour des raisons du coût élevé du véhicule et du coût élevé de l’importation. Les transporteurs sont obligés de se tourner vers les véhicules d’occasion qui créent de la pollution et de l’insécurité routière.

Etes-vous ouvert à d’éventuels partenariats avec d’autres groupes qui évoluent dans le même secteur d’activité que vous ?

Nous sommes ouverts au partenariat. Nous avons déjà été approchés par plusieurs entreprises qui souhaitent prendre des actions dans notre entreprise.

Vous êtes un groupe en plein essor, quelles sont vos perspectives à l’international ?

Nous en sommes encore au stade d’analyse des marchés. Les projets que nous avons énumérés seront reproduis dans plusieurs pays. En 2018, le groupe va s’agrandir. GME CI qui fait l’import-export va lancer des projets en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays. Nous allons donc recruter du personnel qualifié en Côte d’Ivoire et ailleurs.

Quelle est la particularité de la radio CNEWS FM ?

CNEWS FM est la radio écologique de Côte d’Ivoire. Nous avons choisi ce crédo parce la population a besoin d’être informée sur l’environnement. Notre mission, c’est d’éduquer la population pour qu’elle protège l’environnement. Il était temps d’agir pour éviter à la Côte d’Ivoire les catastrophes naturelles que l’on voit ailleurs dans le monde.

Comment voyez-vous Christal Group dans trois ans ?

Dans trois ans, Christal Group va positionner ses entreprises comme les meilleures entreprises dans leurs domaines d’activité. Nous appelons les business angels et les partenaires à prendre des actions parce qu’elles connaitront, sans doute, une hausse très bientôt.

Combien de personnes employez-vous ?

Pour l’instant, nous employons une centaine de personnes, mais d’ici trois ans, nous atteindront 400 travailleurs en Côte d’Ivoire et à l’extérieur. Car, nous sommes en train de nous installer en Afrique blanche et en Afrique de l’Ouest. Ces projets sont encore au stade embryonnaire, mais il y a de bonnes perspectives.

source:http://www.marcopolis.net/projets-d-avenir-en-cote-d-ivoire-jean-charles-adom-presente-christal-group

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